Les étiquettes

Pourquoi les étiquettes, ce n'est pas le mal

Petit détail pré-lecture, dans ce texte je vais utiliser certains termes peu utilisés en langue française tel que “pan” et “bi” à la place de pansexuel·le et de bisexuel·le. Cette utilisation est volontaire, car les termes pansexuel·le et bisexuel·le renvoient à l’attirance sexuelle des concerné·e·s, attirance sexuelle qui peut être différente de l’attirance romantique. L'exemple concernant l'empire Romain est anachronique mais décrit bien le propos (de mon point de vue).

Qu’est-ce qu’une étiquette ? Principalement un mot qui va appeler une définition plus globale que lui-même. Par exemple le mot “bi” peut définir « Attiré·e sexuellement et/ou romantiquement par des personnes de son genre et par des personnes d’un ou de plusieurs autres genres ». Elles servent à décrire avec nuance la réalité. Les étiquettes sont des mots que l’on peut s’attribuer ou se voir attribuer. Elles vont être utilisées pour définir, que ce soit pour se définir ou définir une autre personne.

Elles ont une importance, elles permettent à celleux qui les utilisent de se définir de façon précise sans pour autant avoir à détailler le concept ; en admettant que le destinataire soit au fait de la définition. Mais leurs importances est surtout conditionnée par la norme et/ou le contexte. Par exemple dans une société hétéro-normée comme la nôtre – où la norme est d’être attiré·e par le genre opposé – il peut être important pour une personne d’expliciter le fait qu’elle est “pan” ou “gay”. Et ce pour éviter des quiproquos voir des violences. Le contre-exemple étant l’empire Romain où pendant un, être “bi” était la norme et c’était aux personnes “hétéro” ou “gay” d’expliciter leur orientation sexuelle et/ou romantique. Cette utilisation n’aura tout simplement pas lieu dans une société ou le genre est aboli.